Équipe de soutien aux urgences psychosociales (ESUP)
En 2012, le Service de police de la Ville de Montréal a créé l’ESUP, en partenariat avec le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.
Cette équipe a pour mandat de favoriser la collaboration multidisciplinaire et soutenir le travail policier lors d’interventions impliquant des personnes en crise ou dont l’état mental est perturbé afin de faciliter l’accès de ces personnes à des services adaptés que ce soit au niveau de la justice, de la santé ou du soutien dans la communauté.
L’ESUP compte dix policières et policiers et un sergent, ainsi que dix intervenantes sociales et un coordonnateur clinique du CIUSSS. Ils sont regroupés en duos mixtes (une policière ou un policier et une intervenante sociale) qui sillonnent l’ensemble du territoire servi par le SPVM à bord d’un même véhicule. Ils interviennent directement en première ligne auprès de personnes en situation de crise ou dont l’état mental est perturbé sur des appels qui ont été préalablement sécurisés par des patrouilleuses et patrouilleurs.
La répartition des appels est plutôt égale sur l’ensemble du territoire pour une diversité de situations, criminelles ou non, urgentes ou non. Les membres de l’ESUP évoluent dans divers lieux d’intervention : résidences privées, espaces publics, hôpitaux et services de santé. Ils interviennent auprès d’une diversité de populations telles que des jeunes, des aînés ou des immigrants présentant des facteurs de vulnérabilité.
Exemple d’un cas pris en charge par l’ESUP
Les policiers ne sont pas des professionnels de la santé. Parfois, ils ont besoin de l’avis d’un intervenant en situation de crise pour estimer la dangerosité que représente la personne en raison de son état mental perturbé.
Dans le cas d’une personne qui tient des propos suicidaires sur les réseaux sociaux, mais qui n’a pas de plan précis, les policiers vont faire affaire avec l’ESUP ou Urgences psychosociales - Justice pour évaluer l’état de la personne, la diriger vers des ressources d’aide et assurer la liaison avec le réseau de la santé si nécessaire.
Des interventions policières mieux adaptées aux besoins des personnes
Le modèle d’intervention de l’ESUP permet de rejoindre les personnes en crise ou avec l’état mental perturbé directement sur le lieu de l’événement et au moment où elles ont besoin d’aide. Ce modèle a pour effet de faciliter l’accès de ces personnes à des services adaptés que ce soit au niveau de la justice, de la santé, des services sociaux ou du soutien dans la communauté.
Des moyens sont également en place pour permettre une action concertée à l’intérieur des expertises, des mandats et des limites de chacun des acteurs. Le modèle d’intervention de l’ESUP favorise la complémentarité des interventions du service de police avec celles des partenaires du réseau de la santé et des services sociaux, de la justice et du milieu communautaire.
Ce travail de concertation des différents acteurs concernés évite la répétition des mêmes interventions par les policiers auprès des mêmes personnes. Cela réduit également le temps consacré à ces interventions par les patrouilleurs de première ligne afin qu’ils puissent être libérés plus rapidement et reprendre leur service auprès de la population.
Horaire
Les duos mixtes de l’ESUP travaillent 7 jours-soirs/7, de 7 h 30 à 0 h.
La nuit, les policiers peuvent communiquer avec Urgences psychosociales - Justice et les patrouilleurs RIC s’ils sont appelés à intervenir auprès d’une personne en crise ou à l’état mental perturbé.
Offre de service
Les membres de l’ESUP soutiennent le travail des patrouilleurs de première ligne en jouant un rôle-conseil lors d’interventions auprès de personnes en crise ou ayant l’état mental perturbé. Si nécessaire, ils transportent la personne vers la ressource appropriée.
Lorsque l’hospitalisation de la personne n’est pas nécessaire, ils donnent des recommandations et des références à cette dernière.
L’ESUP peut être appelée par le centre de répartition des appels d’urgence du SPVM, ou tout simplement par des policiers devant intervenir auprès de personnes en crise ou ayant un état mental perturbé.
En savoir +
Publications
Personnes en crise ou avec l’état mental perturbé
Plan d'action en santé mentale 2015-2020 - Faire ensemble et autrement
Autres pratiques policières innovantes au sein du SPVM
Équipe mobile de référence et d’intervention en itinérance (EMRII)
Formation en endiguement et en désescalade
Patrouilleurs RIC (Réponse en intervention de crise)
Reconnaissance
En 2016, les membres d’ESUP ont été invités par le Service de police de la Ville de Sherbrooke, à faire un « transfert de connaissance ». Depuis, les agents de la municipalité collaborent avec le CIUSSS de l’Estrie dans le cadre de l’Équipe mobile d’interventions psychosociales (ÉMIP).
Dans les médias
Des intervenants de première ligne en santé mentale - Folie Douce
L’Équipe de soutien en urgence psychosociale est de plus en plus demandée - Le Devoir, 21 mars, 2014
Santé mentale: un rôle accru pour l'équipe psychosociale du SPVM - La Presse, 15 juin, 2015
Un programme du SPVM inspire d’autres services de police - Journal Métro, 6 juillet, 2016
In 2012, the Service de police de la Ville de Montréal created ESUP, in partnership with the Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) of Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.
This team works to promote multidisciplinary collaboration and support police work during interventions involving persons in crisis or who are mentally disturbed, and refer them to the appropriate services whether in terms of law, health or community support.
ESUP has ten police officers and one sergeant as well as ten social workers and one clinical coordinator from the CIUSSS. They are grouped into mixed duos (one police officer and one social worker) who patrol the entire territory served by the SPVM together. They intervene directly as front-line responders for calls that were initially secured by patrol officers, involving people who are mentally disturbed or in crisis.
Calls are rather evenly distributed across the territory for a variety of situations, criminal or otherwise and urgent or otherwise. ESUP members evolve in various places of intervention: private residences, public spaces, hospitals and health services. They intervene with various populations: youth, seniors or immigrants presenting factors of vulnerability.
Example of a case handled by ESUP
Police officers are not health care professionals. They sometimes need the advice of a crisis worker to determine how much danger the person who is mentally disturbed represents.
In cases where an individual makes suicidal statements on social media without sharing specific plans, the police will call on ESUP or Urgences psychosociales - Justice to evaluate the individual’s condition, guide them to assistance resources and ensure liaison with the health network if necessary.
Police interventions better adapted to people’s needs
The ESUP intervention model helps reach individuals who are mentally disturbed or in crisis directly at the place of the incident when they need help. This model facilitates their access to adapted services, whether in terms of law, health, social services or community support.
There are also means in place to enable concerted action within the expertise, mandates and limits of each player. The ESUP intervention model fosters the complementarity of interventions by the SPVM with those of the partners in the health and social services, justice and community network.
These efforts to bring the different players concerned to work together prevents police officers from having repeat interventions with the same individuals. This also reduces the time front-line patrol officers spend on these interventions, allowing them to resume their work with the population more quickly.
Schedule
The ESUP mixed duos work from 7:30 a.m. to 12 :00 a.m., 7 days a week.
At night, police officers can contact Urgences psychosociales - Justice and RIC patrol officers if they are called on to intervene with a person who is mentally disturbed or in crisis.
Service offering
The members of ESUP support the work of front-line patrol officers, acting in an advisory capacity during interventions with people who are mentally disturbed or in crisis. They take the person to the necessary resource if necessary.
If the individual does not need to be hospitalized, they will provide them with recommendations and references.
ESUP may be called by the SPVM emergency dispatch or simply by police officers who need to intervene with individuals who are mentally disturbed or in crisis.
Find out more
Publications
People who are mentally disturbed or in crisis situations
Plan d’action en santé mentale 2015-2020 - Faire ensemble et autrement (in French)
Other innovative police practices at the SPVM
Équipe mobile de référence et d’intervention en itinérance (ÉMRII)
Containment and de-escalation training
RIC (Réponse en intervention de crise) patrol officers
Recognition
In 2016, ESUP members were invited by the Service de police de la Ville de Sherbrooke to provide knowledge transfer. Since then, officers from the municipality have been working with the CIUSSS of Estrie as part of the Équipe mobile d’interventions psychosociales (EMIP - psychosocial intervention mobile team).
In the media
Des intervenants de première ligne en santé mentale - Folie Douce
L’Équipe de soutien en urgence psychosociale est de plus en plus demandée - Le Devoir, 21 mars, 2014
Santé mentale: un rôle accru pour l'équipe psychosociale du SPVM - La Presse, 15 juin, 2015
Un programme du SPVM inspire d’autres services de police - Journal Métro, 6 juillet, 2016