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Division de la prévention et de la sécurité urbaine

Au sein du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), la Division de la prévention et de la sécurité urbaine (DPSU) est l’unité corporative garante de la vision et de la cohérence organisationnelle en matière de prévention, d’adaptation des pratiques aux problèmes sociaux et de relations avec les citoyens. Elle agit en soutien aux différentes unités, dont les postes de quartier (PDQ).

Du personnel dédié à la prévention

La DPSU regroupe 80 employés policiers et civils qui travaillent à temps plein en matière de prévention et de relations avec la communauté.

Son personnel coordonne et propose des orientations et des priorités corporatives en fonction de l’évolution des nouvelles tendances, des besoins et des attentes des citoyens montréalais.

Des cadres mandataires et des agents conseillers sont assignés à des dossiers sociaux au sein de la DPSU tels que la violence conjugale et intrafamiliale, la santé mentale, l’itinérance, l’exploitation sexuelle, la maltraitance des personnes aînées et les interventions jeunesse.

Des expertises pointues : EMRII, ESUP et patrouilles conjointes autochtones

D’autre part, la Division est constituée d’équipes mixtes spécialisées jumelant des policiers et des intervenants du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal telles que l’Équipe mobile de référence et d’intervention en itinérance (EMRII) et l’Équipe de soutien aux urgences psychosociales (ESUP) ; ou les patrouilles conjointes autochtones, réalisées en collaboration avec le Centre d'amitié autochtone de Montréal.

Le partenariat avec des intervenants au sein de l’EMRII, de l’ESUP ou des patrouilles conjointes autochtones aide le SPVM à offrir des services aux personnes en situation de vulnérabilité là où elles se trouvent ainsi qu’à faciliter l’accès de celles-ci au sein du réseau de la santé, des services sociaux et communautaires.

La force du partenariat

En fait, ce partenariat favorise une meilleure concertation des actions à l’intérieur des expertises, des mandats et des limites de chacun des acteurs. Il permet de réduire le nombre d’interventions répétitives auprès des mêmes personnes, et indirectement de diminuer les tensions provenant des problèmes de cohabitation. Ces équipes constituent un bel exemple de l’intégration des pratiques policières dans un continuum de services multisectoriels.

La prise en charge de personnes en situation de vulnérabilité exige de nombreuses démarches et des arrimages de la part des policiers, tant avec les services sociaux et de santé, qu’avec le système de justice et le milieu communautaire. Ainsi, le travail de l’EMRII, de l’ESUP et des patrouilles conjointes autochtones réduit le temps consacré à ces interventions par les patrouilleurs de première ligne qui répondent aux appels d’urgence et sont au service de l’ensemble de la population.

 

Pour en savoir +

Équipe de soutien aux urgences psychosociales (ESUP)

Équipe mobile de référence et d’intervention en itinérance (EMRII)

Patrouilles conjointes autochtones

Des unités d’enquête spécialisées : MICH et SSVC

Module des incidents et des crimes haineux (MICH)

Dans les rangs de la DPSU, des policiers sont également affectés au Module des incidents et des crimes haineux. Ce module origine d’une volonté, à la fois du SPVM et de la Ville de Montréal, de se doter d’une unité spécialisée traitant exclusivement les incidents à caractère haineux et les crimes haineux, sur l’ensemble du territoire montréalais. Au Québec, le SPVM est l’un des rares corps de police à traiter les incidents haineux. Selon son approche novatrice et unique, le MICH traite ces incidents afin d’éviter qu’ils deviennent des crimes haineux.

Créé en réponse à plusieurs enjeux, dont la discrimination et la polarisation des idées, le module permet de travailler en transversalité. Par exemple, il permet non seulement d’enquêter sur les discours haineux, d’agir auprès de la personne qui les diffuse, mais d’intervenir également, de concert avec les partenaires, auprès de sa famille, de son entourage et de la population visée dont le sentiment de sécurité est affecté. Conscient de l’augmentation des propos haineux sur les réseaux sociaux, le MICH procède également à de nombreuses enquêtes sur des propos criminels et non criminels émis sur Internet. Ce module détient une expertise en regard au spectre de la liberté d’expression sur les médias sociaux.

Section spécialisée en violence conjugale (SSVC)

Quant à la Section spécialisée en violence conjugale, elle a pour principal mandat d’encadrer les pratiques de prévention et d’enquête en cette matière au sein du SPVM. Plus précisément, la Section assure la concertation et la liaison avec les partenaires institutionnels, communautaires et judiciaires au niveau corporatif afin d’offrir des services d’aide adaptés aux besoins des victimes, et de guider, éventuellement, les agresseurs vers les ressources appropriées, entre autres.

La Section comprend également une unité d’enquête spécialisée Cette dernière traite les plaintes de violence conjugale qui nécessite une attention particulière, ou lorsqu’un niveau de dangerosité élevé est préalablement évalué ou à haut risque d’homicide. Les enquêteurs mettent en place des interventions visant à encadrer le suivi et à resserrer la surveillance des individus agresseurs à la suite de leur libération afin de vérifier si ces derniers respectent les conditions émises par la Cour. En collaboration étroite avec la SSVC, les démarches prioritaires concernant les dossiers jugés urgents sont traitées par les centres d’enquête.

Ces enquêteurs jouent également un rôle-conseil auprès des enquêteurs des centres d’enquête du SPVM. En étant dédiés aux enquêtes en violence conjugale, les membres de cette unité sont appelés à développer une expertise plus pointue en matière de violence conjugale dont ils font bénéficier leurs collègues.

 

Pour en savoir +

Module des incidents et des crimes haineux

Section spécialisée en violence conjugale

Un réseau de la sécurité, des programmes et des outils de prévention

Une équipe est également dédiée au Réseau de la sécurité pour soutenir les PDQ, les enquêtes régionales et spécialisées du SPVM dans leurs activités de prévention et de résolution de problèmes.

Par ailleurs, le Réseau de la sécurité développe des programmes corporatifs ainsi que des outils de prévention et d’intervention à l’intention de l’ensemble des policiers du Service. Citons, à titre d’exemple, le programme Unité sans violence, et le modèle Intervention policière auprès des aînés maltraités (IPAM) pour nommer que ceux-ci.

 

Pour en savoir +

Modèle Intervention auprès des aînés maltraités (IPAM)

Unité sans violence

Une unité de concertation communautaire : ECCR

En avril 2021, la DPSU a commencé à déployer l’Équipe de concertation communautaire et de rapprochement (ECCR) dans la zone du centre-ville. Soutenant les postes de quartier, cette nouvelle équipe permanente est dédiée à la prise en compte, en amont, des préoccupations citoyennes. Entièrement dégagée de la réponse aux appels d’urgence, l’ECCR a le mandat d’aller à la rencontre des citoyens et des intervenants des organismes communautaires en vue de trouver avec eux des solutions durables aux enjeux de sécurité urbaine et de cohabitation sociale, actuels ou émergents.

 

Pour en savoir +

Équipe de concertation communautaire et de rapprochement (ECCR)