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Alcool et drogue au volant

Selon les données de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), l'alcool au volant constitue l'une des principales causes d'accidents au Québec.

Pour réduire le nombre de conducteurs circulant sous l'effet de l'alcool, le SPVM réalise à différentes périodes de l'année des contrôles routiers.

Lorsqu'un policier soupçonne un conducteur d'avoir consommé de l'alcool, ce dernier doit se soumettre à un prélèvement d'haleine à l'aide d'un appareil de détection d'alcool. S'il échoue au test, le conducteur est arrêté, et s'il le réussit, il est libéré.

Drogues au volant

Il n'y a pas que l'alcool qui puisse affecter la conduite automobile. D'autres substances, comme le cannabis, l'affectent également.

Plusieurs conducteurs sous-estiment les conséquences de la conduite sous l'effet du cannabis. Pourtant, les impacts sont très importants, comme vous pouvez le constater par vous-même :

  • Difficulté à se concentrer et à rester attentif à l'environnement routier
  • Coordination affectée
  • Temps de réaction augmenté, réflexes ralentis et conduite hésitante
  • Risque de ne pas pouvoir faire face aux imprévus 

Taux d'alcoolémie

Saviez-vous qu'un conducteur peut être accusé de conduite avec les capacités affaiblies même si son taux d'alcool est inférieur à la limite légale de 80 mg d'alcool par 100 ml de sang?

En effet, au Canada, il existe deux infractions criminelles en matière d'alcool au volant :

  • La première, plus connue, est commise lorsqu'une personne conduit un véhicule à moteur avec un taux d'alcoolémie supérieur à 80 mg d'alcool par 100 ml de sang, c'est-à-dire l'infraction prévue à l'article 253 b) du Code criminel
  • En vertu de l'article 253 a), il est aussi possible d'être arrêté et accusé lorsque la capacité de conduite est affaiblie par l'alcool, et ce, peu importe le taux d'alcoolémie dans le sang, même inférieur à .08 

Ainsi, le nombre de consommations alcoolisées ne doit jamais constituer le seul critère pour déterminer si une personne est apte à prendre le volant. Il faut surtout évaluer si la consommation d'alcool a diminué la capacité de conduire, ce qui peut survenir dès la première consommation, surtout si elle s'accompagne d'autres facteurs comme la fatigue, le stress, les médicaments, les problèmes de santé (ex. : rhume), etc. Combinés à l'alcool, ces facteurs nuisent à la capacité de conduire, même avec un taux d'alcoolémie inférieur à .08.

Effets de l’alcool

L'alcool affecte principalement le système nerveux central, en détériorant des fonctions intellectuelles, sensorielles et motrices.

Fonctions intellectuelles

Elles sont les premières affectées par l'alcool, qui diminue notamment l'attention, le jugement et le contrôle de soi.

Fonctions sensorielles

L'ouïe, et surtout la vue, sont affectées par l'alcool :

  • adaptation plus difficile à l'obscurité et récupération plus lente à l'éblouissement
  • modification de la perception de la profondeur de champ
  • diminution de la vision périphérique (effet tunnel)
  • apparition de la vision double dès l'atteinte d'un taux de 100 mg d'alcool par 100 ml de sang (mg %), puis amplification du phénomène passé 150 mg %

Concernant l'ouïe, les sons seront entendus plus faiblement.

Fonctions motrices

L'alcool nuit au contrôle musculaire et à la coordination des mouvements, entraînant les comportements suivants :

  • démarche chancelante
  • difficulté à prononcer clairement les mots
  • perte de dextérité manuelle
  • perte de précision dans les gestes et les mouvements

La conduite automobile est une activité complexe qui requiert l'exécution de plusieurs tâches simultanément. Le conducteur doit être en mesure de percevoir les événements, de les interpréter puis d'y réagir en conséquence, ce qui s'avère très difficile lorsque les facultés sont affaiblies par l'alcool.

Symptômes de capacités affaiblies par l'alcool

Plusieurs des symptômes décrits ci-dessous se manifestent lorsque les capacités de conduite d'une personne sont affaiblies par l'alcool. D'ailleurs, les policiers les observent pour évaluer la pertinence de procéder à une arrestation. Si vous les remarquez chez un proche, tentez de le convaincre de ne pas conduire, et surtout, ne montez pas à bord de son véhicule. Et s'il persiste à vouloir conduire, vous pouvez communiquer avec le 911.

  • Yeux irrités
  • Difficultés d'élocution
  • Difficulté à se tenir debout
  • Difficulté à marcher en ligne droite
  • Gestes lents
  • Distractions
  • Réponses lentes aux questions
  • Tendance à s'endormir
  • Augmentation du sentiment de tristesse
  • Signes d'agressivité
  • Fou rire incessant et exagéré
  • Respiration plus rapide
  • Transpiration plus abondante
  • Débit de parole plus rapide
  • Augmentation du ton de la voix

Sources : SAAQ et École nationale de police du Québec

Zéro alcool au volant pour les 21 ans ou moins

Depuis avril 2012, il est interdit à tout titulaire d'un permis de conduire âgé de 21 ans ou moins, d'un permis d'apprenti conducteur ou d'un permis probatoire de conduire après avoir consommé de l'alcool. 

Infractions et pénalités

Toute personne contrevenant à la règle zéro alcool est passible de : 

  • Constat d'infraction de 428 $
  • Suspension sur-le-champ du permis de conduire pour une période de 90 jours
  • Saisie du véhicule

Pour en savoir plus, consultez le dépliant Zéro alcool pour les 21 ans ou moins de la SAAQ

 

 

 

Questions fréquentes

Malgré toute l’information sur l’alcool au volant qui circule depuis plusieurs années, un grand nombre de mythes persistent. Voici des questions qui sont fréquemment posées :

J'ai bien mangé après avoir bu, je peux donc conduire mon véhicule?

NON. Lorsqu'on consomme de l’alcool sans avoir d’abord mangé, l’estomac étant vide, l’alcool passe directement dans l’intestin grêle, puis dans le sang, pour se rendre au cerveau. L’assimilation se fait sans obstacle, donc l’alcool monte tout de suite à la tête. Voilà ce qui explique ses effets rapides dans une telle situation. Et manger après avoir consommé n'y change rien, l’alcool étant déjà présent dans le système circulatoire, il est trop tard.

J'ai bu en mangeant, je peux donc conduire mon véhicule?

NON. Il est vrai cependant que le processus d'assimilation de l'alcool est différent lorsqu'on boit en mangeant, car la nourriture présente dans l'estomac en absorbe une certaine quantité. De plus, tant que la nourriture n'est pas complètement digérée, le sphincter entre l'estomac et l'intestin grêle se contracte pour retarder le passage de la nourriture et de l'alcool dans l'intestin. Le processus d'assimilation est donc plus long, ainsi l'alcool arrive dans le sang plus lentement. Toutefois, même le plus plantureux des repas n'empêche pas une personne de s'intoxiquer.

Après mes consommations, j'ai dansé et transpiré, ou encore, j'ai pris une bonne douche froide, alors je peux conduire mon véhicule?

NON. Prendre une douche froide, marcher, ou même danser comme un déchaîné ne diminue pratiquement pas l'effet de l'alcool, car il est éliminé à 90 % par le foie. Moins de 10 % de l'alcool peut être éliminé par d'autres moyens, comme l'urine, la respiration ou la transpiration. Pour dégriser, il faut donc attendre que le foie ait complété son processus de transformation de l'alcool.

Je ne bois plus depuis une heure, donc je peux conduire mon véhicule?

NON. Il est sain de ne pas consommer d’alcool pendant l’heure précédant la conduite d’un véhicule. Mais cette bonne habitude s’avère salutaire seulement dans la mesure où la consommation est limitée au minimum. En effet, une heure d’attente ne changera absolument rien à l’état d’une personne qui a consommé trop d’alcool, puisque l’organisme l’élimine beaucoup plus lentement qu’il ne l’assimile. Le foie éliminant en moyenne 15 mg d’alcool à l’heure, pour en éliminer 80 mg par exemple, il lui faudra généralement plus de 5 heures.

J’ai consommé seulement de la bière, alors je peux conduire mon véhicule?

NON. Certains pensent encore que la bière a moins d'incidence sur le comportement que les autres types de boissons alcoolisées. Or, en fonction des formats standards pour chaque type de boisson, une bière régulière équivaut à un verre de vin, d'apéritif ou de spiritueux, puisqu'ils contiennent la même quantité d'alcool. Donc, une personne buvant trois bières ou trois scotchs consommera la même quantité d'alcool.

Après avoir bu, j'ai pris un bon café, donc je peux conduire mon véhicule?

NON. Un café noir ne dégrise personne, même s'il donne l'impression de remuer les méninges. Pourquoi? Parce que si la caféine stimule le système nerveux, elle n'a en revanche aucun effet sur l'alcoolémie. Il est donc impératif de ne pas se fier à l'effet ressenti après avoir bu un café, puisque les effets de l'alcool sont toujours bien présents, ainsi la capacité de conduire demeure diminuée. Pour éliminer l'alcool, le foie prendra tout le temps nécessaire, café ou pas.


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